Le solde France des échanges recule par rapport à 2019


  • France
    Export : 71,7 TWh
    Import : 32,6 TWh
    Solde : 39,1 TWh
    Grande-Bretagne
    Export : 12,8 TWh
    Import : 2,7 TWh
    CWE
    Export : 10,5 TWh
    Import : 15,9 TWh
    Suisse
    Export : 17,4 TWh
    Import : 7,3 TWh
    Italie
    Export : 17,7 TWh
    Import : 1,2 TWh
    Espagne
    Export : 13,3 TWh
    Import : 5,5 TWh
  • France
    Export : 74,2 TWh
    Import : 36,2 TWh
    Solde : 38,0 TWh
    Grande-Bretagne
    Export : 11,8 TWh
    Import : 3,9 TWh
    CWE
    Export : 8,7 TWh
    Import : 19,6 TWh
    Suisse
    Export : 17,7 TWh
    Import : 7,4 TWh
    Italie
    Export : 18,9 TWh
    Import : 0,7 TWh
    Espagne
    Export : 17,1 TWh
    Import : 4,6 TWh
  • France
    Export : 86,3 TWh
    Import : 26,1 TWh
    Solde : 60,2 TWh
    Grande-Bretagne
    Export : 14,7 TWh
    Import : 1,8 TWh
    CWE
    Export : 18,5 TWh
    Import : 12,4 TWh
    Suisse
    Export : 17,6 TWh
    Import : 7,0 TWh
    Italie
    Export : 19,1 TWh
    Import : 0,5 TWh
    Espagne
    Export : 16,4 TWh
    Import : 4,4 TWh
  • France
    Export : 84,0 TWh
    Import : 28,3 TWh
    Solde : 55,7 TWh
    Grande-Bretagne
    Export : 14,2 TWh
    Import : 2,9 TWh
    CWE
    Export : 17,4 TWh
    Import : 14,7 TWh
    Suisse
    Export : 19,3 TWh
    Import : 6,1 TWh
    Italie
    Export : 19,2 TWh
    Import : 0,4 TWh
    Espagne
    Export : 13,9 TWh
    Import : 4,2 TWh
  • France
    Export : 77,8 TWh
    Import : 34,6 TWh
    Solde : 43,2 TWh
    Grande-Bretagne
    Export : 13,2 TWh
    Import : 4,4 TWh
    CWE
    Export : 15,8 TWh
    Import : 15,1 TWh
    Suisse
    Export : 19,5 TWh
    Import : 6,3 TWh
    Italie
    Export : 16,3 TWh
    Import : 0,9 TWh
    Espagne
    Export : 13,1 TWh
    Import : 7,9 TWh


Le solde français des échanges s’établit à 43,2 TWh en 2020. Il est en recul d’environ 13 TWh par rapport à 2019. Les volumes commerciaux d’export diminuent nettement avec 77,8 TWh (-7 %), tandis que les volumes d’import progressent et atteignent 34,6 TWh (+22 %). Cette situation particulière s’explique par l’impact de la crise sanitaire sur la capacité de production française (notamment nucléaire) et par la moindre demande d’électricité en Europe.
 
La France reste néanmoins exportatrice sur l’ensemble de ses frontières et demeure le pays le plus exportateur d’Europe.
 
Le bilan des échanges, largement exportateur jusqu’au mois de juin, recule pendant l’été et devient importateur en septembre, ce qui n’était plus arrivé depuis novembre 2017. C’est la première fois depuis plus de vingt ans que le solde français devient importateur en septembre, mois usuellement très exportateur. Ceci s’explique notamment par la forte baisse de la disponibilité du parc nucléaire par rapport aux années passées. A partir du mois d’octobre, le solde redevient exportateur avec le retour de maintenance de nombreux réacteurs nucléaires et des températures douces pour la saison (en particulier en novembre).
 


Les échanges restent très volatils tout au long de l’année, avec un solde variant 10,1 GW en import le 8 décembre à 23h30 à 16,7 GW en export le 18 mars à 16h30. Ces variations représentent une amplitude de près de 27 GW pour le système électrique français, qui illustre la nature européenne de la gestion du système électrique.
 
En 2020, les échanges sont plus souvent importateurs que l’an passé sur toutes les frontières, en particulier depuis l’Espagne, la Grande-Bretagne et l’Italie.
 

Lecture : En 2020, l’interconnexion avec l’Espagne est utilisée 62 % du temps pour exporter de l’électricité de la France vers l’Espagne et 38 % du temps dans le sens inverse.

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Pour mieux comprendre

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Quelle est la différence entre les échanges physiques et contractuels ?

Les échanges contractuels entre deux pays sont le résultat de transactions commerciales entre les acteurs de marché. Les échanges physiques rendent compte quant à eux des flux d’électricité qui transitent réellement sur les lignes d’interconnexion reliant directement les pays. Ainsi par exemple, un programme commercial exportateur de 100 MW sur la frontière France – Allemagne peut d’un point de vue physique transiter en partie par d’autres pays.
 
Pour un pays donné, le bilan des échanges physiques sur l’ensemble de ses frontières et le bilan des échanges contractuels avec l’ensemble de ses voisins sont identiques.
 

Le nombre de jours importateurs est en hausse


L’année 2020 compte 43 journées avec un solde journalier importateur, soit 18 journées de plus qu’en 2019. Contrairement à l’an passé, elles sont principalement réparties en été et au mois de septembre lorsque la disponibilité du parc nucléaire est réduite, tandis qu’aucune journée n’est importatrice en janvier, février ou mars, ce qui s’explique notamment par un hiver doux. Le nombre de jours importateurs est cependant inférieur aux niveaux de 2016 et 2017.
 
Il faut noter que les échanges français dépendent directement des écarts de prix entre la France et ses voisins. Il est parfois plus favorable économiquement d’importer de l’énergie plutôt que d’activer des moyens de production plus coûteux sur le territoire. La France se retrouve ainsi en situation d’import sans pour autant être à court de moyen de production. Ceci est vrai également des autres pays quand la France exporte.

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