Renforcer l’ossature numérique pour garantir la sureté et la performance du réseau électrique


 
Le fonctionnement du réseau de transport d’électricité français, repose sur un ensemble de systèmes d’information qui permet son exploitation en temps réel. Ces systèmes sont adossés à des moyens de télécommunication et à un ensemble de dispositifs visant à capter et trier l’information. Tous ces éléments constituent un «système nerveux» qui garantit l’observabilité, la commandabilité et la protégeabilité du réseau électrique. Depuis les années 2000, ces systèmes d’information sont en cours de numérisation pour former une «ossature numérique» pour le réseau électrique.
 
Aujourd’hui, les centres de conduite du réseau (dispatching) s’appuient sur une représentation de l’état du système électrique grâce au traitement de plus de 40 000 télémesures relevées toutes les 10 secondes et de plus de 350000 télésignalisations relevées à chaque changement d’état des matériels. Ces échanges de données en temps réel participent à la sécurité des biens et des personnes et contribuent également à la performance du réseau, en permettant d’exploiter et de maintenir le réseau au plus près de ses limites techniques. L’essor des énergies renouvelables variables et le vieillissement des infrastructures électriques transforment les modes d’exploitation et de maintenance du système électrique.

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Le contrôle-commande


Au niveau local, des unités de contrôle-commande sont installées dans chaque poste électrique. Les dispositifs de contrôle-commande, qui captent en continu des informations sur l’état des composants électriques, constituent le socle technique des fonctions de protection, d’observation et de commande du réseau. Ces dispositifs s’articulent avec le réseau de télécommunication, qui permet la transmission des informations associées à ces différentes fonctions. Les dispositifs de contrôle-commande ont été déployés au fil du temps et intègrent différents stades d’avancées technologiques.
D’abord conçus à base de relais électromécaniques puis de cartes électroniques, les systèmes de contrôle-commandes d’aujourd’hui s’appuient sur des calculateurs et des équipements numériques.

La numérisation des postes a débuté en 2007 et aboutira entre 2035 et 2040.
 


 
En 2020, 36 % des postes RTE ont été numérisés.
 

 

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Les réseaux de télécommunication


Un système électrique s’appuie sur des réseaux de télécommunication qui assurent l’échange d’informations et d’ordres entre les différents niveaux (de la maille locale à la maille nationale), entre les opérateurs du réseau électrique (français ou européens) et avec les utilisateurs du réseau électrique (producteurs, consommateurs et distributeurs).
Il s’agit d’un domaine où la technologie est très évolutive. Au cours du temps, l’infrastructure de télécommunication de RTE a évolué en fonction des technologies disponibles et du service rendu associé (latence, résilience, garantie de service). Depuis les années 2000, la technologie fibre optique est privilégiée pour les services de téléconduite.

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La conduite et la supervision


Les systèmes de conduite et de supervision assurent l’observabilité et la commandabilité du système électrique via l’agrégation de l’ensemble des informations remontées des différents points du réseau.
En temps réel, RTE dispose de toutes les données concernant la topologie et la valeur des grandeurs électriques caractéristiques du fonctionnement du système. Ces données sont traitées au sein d’outils d’analyse et d’aide à la décision et les commandes nécessaires au bon fonctionnement du système électrique sont renvoyées au niveau local via l’envoi d’ordres automatiques ou manuels sur les différents matériels du réseau électrique.
Globalement, les systèmes d’information actuels datent des années 2000 et sont en évolution constante du fait de l’augmentation des données à traiter (augmentation du nombre d’entités à superviser) et des nouvelles possibilités d’analyse et d’action en temps réel via la généralisation des automates.

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