Développer les nouvelles infrastructures pour évacuer efficacement la production d’électricité renouvelable en mer


 
Le développement des énergies marines renouvelables, et en particulier de la filière éolienne en mer, constitue un des axes forts de la politique de diversification du mix électrique français. Les objectifs annoncés par le Gouvernement dans le projet de PPE publié début 2019 visent une capacité en service d’environ 5 GW à l’horizon 2028, et pouvant atteindre de l’ordre de 10 GW à l’horizon 2035. Six premiers projets de parcs éoliens en mer, de technologie posée et d’une capacité unitaire de l’ordre de 500 MW chacun, ont été attribués à l’issue de deux appels d’offres (AO1 et 2) en 2012 et 2014. Ces projets ont connu d’importants retards, liés en particulier aux délais des procédures d’autorisation et aux nombreux recours ayant porté sur ces autorisations. Leur mise en service est désormais annoncée à partir de 2022.
 
Le nouveau cadre législatif a élargi la responsabilité de RTE en matière de raccordement des parcs en mer. Pour les nouveaux appels d’offres, à partir de l’AO3, la loi «hydrocarbures» prévoit que RTE prenne en charge l’ensemble des dépenses de raccordement via le TURPE, et soit logiquement maître d’ouvrage sur l’ensemble du raccordement, y compris le poste en mer. Ces dispositions visent à permettre la mutualisation de certaines infrastructures et donc l’optimisation des coûts de raccordement. La loi ESSOC d’août 2018 a encore élargi la prise en charge du raccordement aux AO1 et 2 (hors poste en mer qui reste sous la responsabilité des lauréats) pour contribuer à la renégociation des contrats par le Gouvernement.
 
La ministre de la Transition écologique Barbara Pompili et la ministre de la Mer Annick Girardin ont annoncé le 5 décembre 2020 avoir retenu une zone au large du Cotentin, en Normandie, pour y construire un nouveau parc éolien en mer d’une capacité d’environ un gigawatt (GW). Cette décision s’accompagne du lancement de la procédure de mise en concurrence en vue de désigner un lauréat pour le développement du parc en 2022. Le projet aboutira à la construction d’un quatrième projet éolien en mer sur la façade Manche est – mer du Nord.
 
Cette année, des travaux de raccordement de parcs éoliens en mer au réseau électrique ont commencé à Saint-Nazaire, Saint- Brieuc et Fécamp.
 

Projets de raccordement de parcs éoliensen mer

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Parc éolien en mer de Saint-Nazaire


Un consortium mené par EDF Énergies Nouvelles (devenu EDF Renouvelables) a été désigné pour la création d’un parc éolien en mer au large de Saint-Nazaire, d’une puissance de 480 MW avec l’installation de 80 éoliennes de 6 MW.
 
Pour raccorder le parc éolien en mer au réseau existant, RTE va créer une liaison sous-marine de 33 km et souterraine 225 kV passant par Saint-Nazaire, Trignac, Montoir-de-Bretagne, Donges et Prinquiau d’une longueur de 27 km. Le projet prévoit également la construction d’un poste électrique à Prinquiau qui permettra l’insertion de l’énergie produite par le parc éolien en mer sur le réseau de transport.
 

 

Installation en mai 2020 des fourreaux destinés à protéger les futurs câbles sous-marins

 

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Parc éolien en mer de Saint-Brieuc


RTE est en charge de raccorder au réseau de transport d’électricité le parc éolien d’une puissance de 496 MW en Baie de Saint-Brieuc, développé et exploité par la société Ailes Marines. Cela se fera grâce à la création d’une liaison double sous-marine puis souterraine à 225 kV de 16 km jusqu’au poste électrique existant de la Doberie situé sur la commune d’Hénansal.
 

 

Les travaux d’extension du poste électrique de la Doberie ont commencé en octobre 2020

 

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Parc éolien en mer de Fécamp


Le parc éolien offshore en mer de Fécamp représente 500 MW de production. Son raccordement nécessitera la création d’une liaison double à 225 kV sous-marine, puis souterraine. Sa longueur est de 50 km dont 18 km en mer, jusqu’au point d’atterrage dans le port de Fécamp et 32 km à terre jusqu’au poste de Sainneville-sur-Seine.
 

 

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